Model 3D de Hanoukia gratuit

Je vous l’avais promis et j’ai un peu tardé, mais voici mon model 3D d’une Hanoukia, et qui plus est gratuit.
Je le distribue sous licence Creative Commons CC BY-NC, autrement dit vous pouvez en faire ce que vous voulez, tant que cela n’est pas dans un but commercial.

Le model a été réalisé sous Cinema 4D et vous le trouverez ici au format 3DS (brut, la mise en scène avec lumières sous Cinema 4D reste ma propriété artistique et illustrative).

Sinon si ça vous intéresse, je travaille actuellement sur une version de la Menorah, symbole de l’Arbre de Vie, mais fusionnée avec l’arbre. En somme un arbre à sept branches, assez évident pour rappeler la Menorah tout en ayant l’air d’être un vrai arbre. Et pour la mise en scène je pense m’inspirer de The Fountain, un de mes films favoris (avec Rachel Weisz ! <3 ), dont voici un visuel 🙂

Le langage inclusif, oui mais…

Depuis pas mal de temps, par le biais d’un ami sourd, je me suis sensibilisée à ces handicaps. Et que ce soit dit tout de suite, si les films étrangers bénéficient de versions originales sous-titrées, cela est pour ainsi dire inexistant pour les films francophones, aussi bien projetés en salles qu’en dvd ou bluray. On constate donc une véritable exclusion des personnes sourdes ou malentendantes.
Depuis peu, je travaille sur le game-design d’un jeu en VR destiné à simuler la vie d’une personne aveugle. Vous ne voyez que du noir, évidemment, mais selon l’orientation de votre tête, les sons vous permettent de vous situer.
Ce qui me gène, en revanche, c’est le langage inclusif. Il se veut inclusif, mais est pour ainsi dire insupportable en application réelle par les aveugles. Si vous tapez « iels sont équilibré.e.s », l’assistance vocale va prononcer les points. Fastidieux.
Idem pour le braille, d’ailleurs dans le pire des cas je vous conseille le « tiret », comportant moins de points que le « point ».
Pour des personnes valides, cela n’est rien, mais lorsque vous explorez un handicap, vous observez des problématiques auxquelles vous n’auriez pas pensées, à moins d’y avoir été sensibilisé.
Bref, je me positionnerai encore une fois en faveur de l’épicène, qui permet d’avoir des accords non-genrés, comme en anglais. Néanmoins cela demanderait une énorme réforme du français, et l’inclusif faisant le forcing pour s’imposer, il semble qu’une chose ne changera pas, un groupe minoritaire sera exclu, même par l’inclusif…

EDIT: voici un article intéressant qui parle davantage, et mieux, du sujet https://access42.net/langage-non-genre-accessibilite

Horreur en milieu hospitalier

Si vous avez suivi ma page FB, vous devez être au courant des soucis de santé que j’ai eus, et qui ont failli m’être fatals. Heureusement je suis toujours là ! Toujours en convalescence, mais toujours déterminée !

La suite est mon expérience dans le milieu hospitalier, violente à cause d’une personne qui n’a rien à faire dans ces couloirs, et s’épanouirait davantage comme gardienne de prison, dans un environnement adéquat, comme Guantanamo.

Une femme se présente dans ma chambre le lendemain de l’opération, en m’annonçant qu’elle vient pour ma toilette. J’ai du mal à me relever, elle lève les yeux au ciel, elle souffle. Elle me lave la poitrine et là ça va à peu près, puis ensuite elle se met à me frictionner hyper violemment pour me sécher, sur ma cicatrice et tapant même dans le tube de la poche reliée à l’intérieur de mon ventre. J’ai hurlé comme pas possible ! Elle est partie puis j’avais envie de pleurer, je me sentais violentée, comme une tortue coincée sur le dos à laquelle on pouvait faire ce que l’on voulait, sans le moindre moyen de défense, et en tant qu’autiste asperger, c’était d’autant plus insupportable.
Ma réaction ne s’est pas faite attendre dès le lendemain. J’ai rampé jusqu’à la salle de bain, je me suis lavée sur une chaise, et quand elle est venue pour la toilette elle va vers la salle de bain, ouvre la porte et me dit « vous venez ? » moi « pourquoi ? » elle « bah pour la toilette » moi « c’est fait depuis longtemps ça ! ». Elle s’est sentie inutile, j’ai ressenti du plaisir.
Peut-être suis-je trop sensible ? Peut-être est-ce un traitement normal ? Je ne peux pas dire, je n’ai pas d’expérience pour comparer.
En revanche, retrouvant ma capacité à me déplacer, j’ai pu observer, et là je me suis demandée de plus en plus où était la normalité. Un vieil homme amputé d’un pied a voulu se doucher lui-même, par fierté certainement — et je le comprends — mais est malheureusement tombé et a trempé toute la salle de bain, lui valant une forte remontrance de la part de la même femme.

Mon xénogenre étant le félin (d’où ma relation fusionnelle avec Monsieur Gou), mes yeux et mes oreilles trainent partout, et j’ai pu entendre cette même femme accabler un autre vieil homme, lui rappelant que s’il est là, c’est à force d’avoir abusé du vin rouge. Ça aussi c’est la normalité ? Enfoncer une personne dont on ne connait pas la vie ? Tout le monde abuse de choses qui peuvent être potentiellement dangereuses pour la santé. Il suffit de s’enfiler un paquet de bonbons pour exposer une carie à une éventuelle infection méritant amoxicilline. Même respirer c’est gonfler ses poumons de gazoline ! Et qui irait dire ce genre de choses à une personne dont la vie tient à un fil ? Une personne inhumaine.
Puis, comme si cela ne suffisait pas, lors de mes derniers jours j’avais suffisamment de stabilité pour me promener dehors, évidemment pour fumer une clope #PASBIEN, où j’ai croisé une fille sur les bancs, qui attendait sa mère qui était hospitalisée, et elle a engagé la conversation en voyant mes bas de contention. Elle m’a dit qu’elle avait été aussi hospitalisée il y a quelques mois pour un truc similaire au mien. Puis elle me parle d’une nana horrible qui lui a retiré sa robe de chambre de force pour la laver alors qu’elle ne pouvait rien faire. Elle me l’a décrite, on a bien croisé la même personne.
J’avais une telle méprise envers cet horrible personnage qui faisait tant de mal à tous ces gens, je craignais qu’elle revienne dans ma chambre, et en même temps j’imaginais ce que je pourrais bien faire pour lui montrer mon mépris, pour ressentir à nouveau du plaisir.
Finalement, elle n’est revenue qu’une autre fois, pour changer mes draps, occasion de la faire tourner en bourrique, elle « je viens changer les draps » moi « … » elle « ils ont été changé hier? » moi « je sais pas » elle « avant-hier? » moi « aucune idée ».
c’est à deux trois mots près le nombre de mots que je lui ai adressé, pas de bonjour ni d’au-revoir, la salive ça s’économise.

Je tenais à fournir ce témoignage, que je ferai remonter à l’hôpital où j’étais, car comme les quelques vieux que j’ai croisés me l’ont dit, ils n’osent pas se plaindre. Et si je ne le fais pas, qui le fera ?

PS1: je tiens à préciser que le reste du personnel était vraiment génial, surtout les deux Laura, Laura la docteur en chef et Laura l’infirmière. Pareil pour mon chirurgien qui a fait un super boulot !

PS2: bémol, on ne peut pas avoir « dite Salomé » sur son bracelet, faut que ça colle à la carte d’identité. Et même si j’ai un peu parlé de ma transidentité, ça restait « monsieur », ce qui est « un peu » agaçant.

Mise à jour…

Renouer avec son corps

Avant ou après mon coming-out trans, mon corps a toujours été un problème, et pas forcément sur ce que l’on pourrait penser de prime abord lorsque l’on parle de transgendérisme. On s’attend au manque de seins, le rejet du pénis, mais dans mon cas cela était surtout lié à ma morphologie, éctomorphe, doublée d’une taille relativement importante, 1,85m.

Au maximum que j’ai atteint…

Adulte, c’était vraiment l’enfer, constamment entendre dire que l’on est trop mince pour un mec, voire « être une femme », alors que l’on ne se sent pas à sa place dans la case « mec », et que forcée par les choses, on doive tenter de s’y conformer. Hélas être éctomorphe, ça veut dire porter autant à la musculation que les autres, mésomorphes ou endomorphes, paraissant, eux, musculeux, tout en ayant l’air d’avoir une faible musculature. Un complexe que j’ai tenté de régler durant de nombreuses années, avec une alimentation riche, des pots de protéines, de la créatine, et autres stimulants, sans avoir les changements que j’espérais (je n’ai atteint que 85kg, et il me fallait entretenir ce poids, sinon je perdais très vite).
Finalement, ça n’est que depuis peu que je réalise que mon corps est un atout, et que si je n’ai pas eu la carrure de l’irlandais ou italien moyen (mes origines), c’est probablement car j’étais destinée à être une femme de 65kg, mon poids moyen, même si certains détails de mon corps ont poussé les gens à penser le contraire. Plus « drôle », je me sens même finalement un peu privilégiée par rapport aux personnes dont le corps handicape leur passing. Idem avec mon visage d’ailleurs, car j’ai la chance de ne pas avoir les traits durs, et me permet d’avoir un passing relativement correct sans hormones (mais avec maquillage!).
Cela ne veut pas non plus dire que je bondis de joie, car j’ai toujours des complexes, mais en laisser derrière soi que l’on avait depuis une vingtaine d’années a un effet libérateur, ce qui me conforte dans l’idée que mon coming-out était la meilleure chose à faire. 🙂

Chubbart numéro deux ! :)

Hop! Je continue sur ma lancée avec un nouveau « chubbart », comme j’aime les appeler. Fusion de « chubby » et « art ».
Cette fois-ci j’ai davantage prononcé les ombres et détails, d’ailleurs je suis très fière de mon travail sur le pied et la main! 🙂

J’hésite encore à commercialiser mes travaux, mais si du monde se manifeste, peut-être que je le ferai ^^

Des fesses!

Etant une inconditionnelle des femmes, minces ou rondes, j’ai décidé de faire cet artwork en m’inspirant de ces dernières, car j’admire beaucoup culotte de cheval, cellulite et vergetures.
Hélas je n’ai de talent que pour les formes, mais j’espère très bientôt pouvoir reproduire ce qui est perçu par la société comme des imperfections.

Papier 160g/m2, au stylo Mitsubishi.

proNONNE, la nonne virtuelle qui rend tout inclusif (ou presque…)

prononne-Front

Vous en aviez rêvé (ou peut-être pas), mais le voici, le premier convertisseur vers texte neutre/inclusif !
Pour l’instant seules les fonctions basiques avec pronoms et accords les plus courants ont été implémentées, mais de nombreuses améliorations sont à venir, dont le support de différentes langues.
Aussi, la langue française n’étant pas épicène comme l’anglais, il est très difficile d’analyser le texte pour différencier articles et déterminants, de même que les accords, une relecture sera donc nécessaire, mais au moins le plus gros sera fait.

Pour tester, rendez-vous à cette adresse -> lmdg.mogeek.fr/prononne/

Pour le feedback (bugs, améliorations…), merci de commenter sur cet article 😉

Dessin à poils

J’ai ressorti ma tablette graphique, histoire de faire un peu d’illustration. Hélas le stylet déconne, sans compter que j’ai peu d’expérience avec ce système, étant habituée au papier-crayon, puis scan et vectorisation/perfection avec Illustratror. La seule expérience réelle avec une tablette c’est la modélisation 3D et le détourage, surtout en vidéo (rotobrush sous After Effects notamment ❤️ ).
Enfin bref, j’ai réussi le chat et mon bonhomme ressemble à rien, mais vous avez compris le principe ?

strip-cat

PS: si vous ne comprenez pas l’anglais
– Va t’épiler !
« Est-ce que vous demanderiez ça à votre chat ? »

Fansub ultra-choc : vagin, vulve et menstruations !!!

Hop, voici un court documentaire que j’ai traduit en français.
Son but est d’expliquer aux jeunes personnes dotées d’un vagin ce que sont menstruations, vulves, vagins… Ça ne dure que 6 minutes, mais cela résume assez bien le principal, et SANS TABOUS : il ne faut pas vous inquiétez, VOUS ÊTES TOUTES NORMALES ! 🙂

PS: il y a une restriction d’âge, donc il vaut mieux avoir un compte majeur ou être en présence d’une personne qui l’est. Et n’oubliez pas d’activer les sous-titres pour profiter de ma traduction française ! 😉

Snopes et ses debunks particuliers…

« Misandry Mondays », lorsqu’un article porte ce titre, on sait instantanément où l’on a mis les pieds : misandrie ? Dans une société patriarcale ? C’est un peu comme pleurer lorsqu’un taureau embroche un torero, ça n’est que justice lorsque l’on harcèle un être vivant, d’autant que le ratio de décès taureaux/toreros est loin d’être comparable.
Bref, je vous avais parlé il y a peu de Roosh V, persona non grata depuis qu’il a publié des ouvrages afin de rentrer par tous les moyens dans la culotte des filles, mais surtout, il a statué dans l’un de ses articles « make rape legal if done on private property » (rendez le viol légal si fait dans le domaine privé).

Snopes, site spécialisé dans le « debunk » de hoax, nous explique que c’en est un.
Approfondissons cela…

Roosh V ne s’attendait pas à ce qu’un mouvement féministe mondial ne contrecarre ses projets de réunions de masculinistes dans la plupart des grandes villes mondiales (dont Paris et Nantes), ni à ce que des boxeuses annoncent leur présence à différents points de rendez-vous.
Étant donné qu’il n’y a rien de pire pour un masculiniste que de se faire rosser et devoir courber l’échine devant une femme, ces rassemblements ont été annulés, et Roosh a écrit, le 3 février 2016, dans la précipitation et l’angoisse, et seulement sur Twitter, « the « How To Stop Rape » article was satire ».
Visiblement, Snopes considère qu’une déclaration sur un média, et non sur les articles de son site, est une excuse suffisante pour conclure au hoax (et le fait qu’une femme ait rédigé l’article de Snopes donne d’autant plus envie de se taper la tête contre les murs, pire si l’on considère que l’article a été partagé presque 16.000 fois !).
Ça ne l’est pas, il suffit de comparer le nombre de visiteurs le soutenant sur son site à celui de ceux qui le suivent sur Twitter, si tenté en plus qu’ils aient vu passé le Tweet.

roosh-disgusted
Un peu de LGBTphobie…

Legorafi, comme Nordpresse, sont des sites satiriques, et l’écrivent un peu partout sur leurs sites afin de ne pas induire le lecteur en erreur.

A fortiori, les autres articles de son site, qu’il n’a pas décrit, eux, comme satiriques, sont TRÈS loin d’aller dans son sens (certains ont même vu leur contenu disparaitre d’un coup, comme « 59 Powerful Quotes That Reveal The True Nature Of Women », compilant des citations autour de la vénalité et la vanité féminine, entre autres), ainsi que tout un tas d’autres tournant autour de la supériorité des hommes sur les femmes (dont intellectuelle).

rooshdoor-meme
Cela dit, il n’a pas de quoi pavoiser…

Je vous invite donc à (re)lire mon article à son sujet, afin de continuer la pression auprès de son hébergeur, ainsi que faire interdire son bouquin à la vente (via la pétition sur change.org).