Le langage inclusif, oui mais…

Depuis pas mal de temps, par le biais d’un ami sourd, je me suis sensibilisée à ces handicaps. Et que ce soit dit tout de suite, si les films étrangers bénéficient de versions originales sous-titrées, cela est pour ainsi dire inexistant pour les films francophones, aussi bien projetés en salles qu’en dvd ou bluray. On constate donc une véritable exclusion des personnes sourdes ou malentendantes.
Depuis peu, je travaille sur le game-design d’un jeu en VR destiné à simuler la vie d’une personne aveugle. Vous ne voyez que du noir, évidemment, mais selon l’orientation de votre tête, les sons vous permettent de vous situer.
Ce qui me gène, en revanche, c’est le langage inclusif. Il se veut inclusif, mais est pour ainsi dire insupportable en application réelle par les aveugles. Si vous tapez « iels sont équilibré.e.s », l’assistance vocale va prononcer les points. Fastidieux.
Idem pour le braille, d’ailleurs dans le pire des cas je vous conseille le « tiret », comportant moins de points que le « point ».
Pour des personnes valides, cela n’est rien, mais lorsque vous explorez un handicap, vous observez des problématiques auxquelles vous n’auriez pas pensées, à moins d’y avoir été sensibilisé.
Bref, je me positionnerai encore une fois en faveur de l’épicène, qui permet d’avoir des accords non-genrés, comme en anglais. Néanmoins cela demanderait une énorme réforme du français, et l’inclusif faisant le forcing pour s’imposer, il semble qu’une chose ne changera pas, un groupe minoritaire sera exclu, même par l’inclusif…

EDIT: voici un article intéressant qui parle davantage, et mieux, du sujet https://access42.net/langage-non-genre-accessibilite

Chubbart numéro deux ! :)

Hop! Je continue sur ma lancée avec un nouveau « chubbart », comme j’aime les appeler. Fusion de « chubby » et « art ».
Cette fois-ci j’ai davantage prononcé les ombres et détails, d’ailleurs je suis très fière de mon travail sur le pied et la main! 🙂

J’hésite encore à commercialiser mes travaux, mais si du monde se manifeste, peut-être que je le ferai ^^

Des fesses!

Etant une inconditionnelle des femmes, minces ou rondes, j’ai décidé de faire cet artwork en m’inspirant de ces dernières, car j’admire beaucoup culotte de cheval, cellulite et vergetures.
Hélas je n’ai de talent que pour les formes, mais j’espère très bientôt pouvoir reproduire ce qui est perçu par la société comme des imperfections.

Papier 160g/m2, au stylo Mitsubishi.

Dessin à poils

J’ai ressorti ma tablette graphique, histoire de faire un peu d’illustration. Hélas le stylet déconne, sans compter que j’ai peu d’expérience avec ce système, étant habituée au papier-crayon, puis scan et vectorisation/perfection avec Illustratror. La seule expérience réelle avec une tablette c’est la modélisation 3D et le détourage, surtout en vidéo (rotobrush sous After Effects notamment ❤️ ).
Enfin bref, j’ai réussi le chat et mon bonhomme ressemble à rien, mais vous avez compris le principe ?

strip-cat

PS: si vous ne comprenez pas l’anglais
– Va t’épiler !
« Est-ce que vous demanderiez ça à votre chat ? »

Fansub ultra-choc : vagin, vulve et menstruations !!!

Hop, voici un court documentaire que j’ai traduit en français.
Son but est d’expliquer aux jeunes personnes dotées d’un vagin ce que sont menstruations, vulves, vagins… Ça ne dure que 6 minutes, mais cela résume assez bien le principal, et SANS TABOUS : il ne faut pas vous inquiétez, VOUS ÊTES TOUTES NORMALES ! 🙂

PS: il y a une restriction d’âge, donc il vaut mieux avoir un compte majeur ou être en présence d’une personne qui l’est. Et n’oubliez pas d’activer les sous-titres pour profiter de ma traduction française ! 😉

Snopes et ses debunks particuliers…

« Misandry Mondays », lorsqu’un article porte ce titre, on sait instantanément où l’on a mis les pieds : misandrie ? Dans une société patriarcale ? C’est un peu comme pleurer lorsqu’un taureau embroche un torero, ça n’est que justice lorsque l’on harcèle un être vivant, d’autant que le ratio de décès taureaux/toreros est loin d’être comparable.
Bref, je vous avais parlé il y a peu de Roosh V, persona non grata depuis qu’il a publié des ouvrages afin de rentrer par tous les moyens dans la culotte des filles, mais surtout, il a statué dans l’un de ses articles « make rape legal if done on private property » (rendez le viol légal si fait dans le domaine privé).

Snopes, site spécialisé dans le « debunk » de hoax, nous explique que c’en est un.
Approfondissons cela…

Roosh V ne s’attendait pas à ce qu’un mouvement féministe mondial ne contrecarre ses projets de réunions de masculinistes dans la plupart des grandes villes mondiales (dont Paris et Nantes), ni à ce que des boxeuses annoncent leur présence à différents points de rendez-vous.
Étant donné qu’il n’y a rien de pire pour un masculiniste que de se faire rosser et devoir courber l’échine devant une femme, ces rassemblements ont été annulés, et Roosh a écrit, le 3 février 2016, dans la précipitation et l’angoisse, et seulement sur Twitter, « the « How To Stop Rape » article was satire ».
Visiblement, Snopes considère qu’une déclaration sur un média, et non sur les articles de son site, est une excuse suffisante pour conclure au hoax (et le fait qu’une femme ait rédigé l’article de Snopes donne d’autant plus envie de se taper la tête contre les murs, pire si l’on considère que l’article a été partagé presque 16.000 fois !).
Ça ne l’est pas, il suffit de comparer le nombre de visiteurs le soutenant sur son site à celui de ceux qui le suivent sur Twitter, si tenté en plus qu’ils aient vu passé le Tweet.

roosh-disgusted
Un peu de LGBTphobie…

Legorafi, comme Nordpresse, sont des sites satiriques, et l’écrivent un peu partout sur leurs sites afin de ne pas induire le lecteur en erreur.

A fortiori, les autres articles de son site, qu’il n’a pas décrit, eux, comme satiriques, sont TRÈS loin d’aller dans son sens (certains ont même vu leur contenu disparaitre d’un coup, comme « 59 Powerful Quotes That Reveal The True Nature Of Women », compilant des citations autour de la vénalité et la vanité féminine, entre autres), ainsi que tout un tas d’autres tournant autour de la supériorité des hommes sur les femmes (dont intellectuelle).

rooshdoor-meme
Cela dit, il n’a pas de quoi pavoiser…

Je vous invite donc à (re)lire mon article à son sujet, afin de continuer la pression auprès de son hébergeur, ainsi que faire interdire son bouquin à la vente (via la pétition sur change.org).

Actions à faire contre Roosh V, Roi des violeurs.

Mise à jour importante (1) : Roosh V est triste de s’être fait griller et a annoncé l’annulation sur son site. Victoire ? Oui et non, car même si l’évènement est annulé, il continuera à agir en ligne, vous pouvez donc toujours suivre les indications ci-dessous 😉

Mise à jour importante (2) : Roosh et ses comparses ne se sentant pas assez en sécurité (belle ironie), l’organisation des réunions de violeurs a été organisée différemment, plus d’infos ici.

Mise à jour importante (3) : Je viens d’être contactée par Cloudflare, et il est possible, si vous l’avez aussi fait, que vous ayez également reçu les informations sur son hébergeur, que vous pouvez contacter à cet email abuse@hivelocity.net (en anglais). Il n’est donc plus utile de contacter Cloudflare.

L’heure est grave !

Roosh V, créateur du site web Return of The Kings, vient de faire un appel mondial à réunion dans différentes grandes villes du monde (dont Paris, Nantes, Bruxelles et Bâle).
Ses revendications, comprennent, entre-autres, la dépénalisation du viol.

Oui, vous avez bien lu.

Une pétition vient de voir le jour sur change.org, or si ces rassemblements sont interdits, Roosh pourra malgré tout continuer à distiller son venin sur son site web de même que sur ses comptes sociaux.

rokActuellement, son site web est protégé par Cloudflare, qui sans rentrer dans les détails, agit comme un « pont » entre l’internaute et le site, empêchant les pirates de pouvoir s’y attaquer directement.
Cloudflare, même si ce nom ne vous dit rien, est actuellement l’une des plus grosses sociétés proposant ces services, notamment à de grandes enseignes, et leurs conditions générales d’utilisation spécifient expressément que tout site présentant des activités illégales peut voir son service être suspendu définitivement.

Je vous invite donc dès aujourd’hui à rapporter son site à Cloudflare via cet adresse (désolée, c’est en anglais, et il faudra vous exprimer en anglais)
https://www.cloudflare.com/abuse/form (plus la peine, Cloudflare nous a fourni les informations, cf Mise à jour 3)

De même, Roosh utilisant Facebook et Twitter, je vous invite à les rapporter pour incitation à la haine envers un groupe.
https://www.facebook.com/uncleroosh
https://twitter.com/rooshv

Rajout : il y a également une pétition pour que Amazon cesse la vente de ses livres pro-viol.

Il est IMPORTANT que les signalements soient MASSIFS lors d’une première vague, afin de faire saturer les différents supports clients et leur envoyer un message : nous savons qui les protège et nous sommes en nombre.

 

Les femmes et la gâchette

les-femmes-et-la-gachette-ridiculousPhénomène de mode, la presse s’est jetée sur le filon « les femmes et les jeux-vidéo », basant ses analyses sur des pourcentages la plupart représentatifs, malgré eux, d’un niveau de médiocrité assez alarmant. Problème, que les sites aient un contenu rédactionnel destiné aux femmes ou non, ils s’égalaient en machisme et/ou ignorance, faisant de la gente féminine une masse sans distinction aucune, rabaissée au rang de bétail. Ça semble d’ailleurs être le machisme qui était de mise, les photos illustrant ces articles étant issues de catalogues Corbis ou autres, dépeignant de jolies niaises avec des manettes reliées à rien du tout.
Les termes pour séparer les hommes ne sont jamais employés — par les médias — pour les femmes, pourquoi ? Pourtant ça ne manque pas, casual gamer, mid-core gamer, hardcore gamer, retro gamer, il y en a pour tous les goûts, mais lorsqu’il s’agit de décrire les femmes, on nous dit que le jeu-vidéo prend dorénavant une part conséquente de leur vie; merci pour ces informations hautement inutiles. L’idéal serait cependant de savoir quelle est la répartition, de même qu’arrêter d’utiliser un vocabulaire technique lorsque l’on s’adresse aux hommes et d’un vocabulaire profane lorsque la cible est féminine, et quand bien même les annotations existent, cultiver l’ignorance de celles (ou ceux, les hommes aussi lisent les articles destinés aux femmes) qui viennent de s’y mettre n’aide en rien, si ce n’est les exclure.
les-femmes-et-la-gachette-dealwithitIl ne faut cependant pas se leurrer, l’acceptation et la reconnaissance des femmes dans la cours des gamers est un combat social qui sera aussi long que d’autres, même si tout va plus vite dans l’univers des jeux-vidéo. Et puis comment élever la femme à un rang égal alors que dans la vie de tous les jours elle reste reléguée au second plan afin de laisser une séparation, qui aussi infime soit-elle, est là pour rassurer le mâle et le conforter dans sa domination.
Pourtant le mâle a évolué dans sa relation avec la gente féminine, envers et contre tout. Le nerf du jeu-vidéo c’est d’offrir au joueur la possibilité d’incarner de multiples personnalités, et après de nombreuses années de suprématie d’icônes masculines, celui-ci a eu envie de pouvoir incarner une femme. Il n’a pas envie de s’essayer aux tampax, ne soyons pas ridicules, mais assumée ou non, l’homme cherche à révéler sa part de féminité dans une société où elle n’est pas admise (sujet discrètement abordé dans le Strange Days de Kathryn Bigelow). Il y aura fallu attendre l’arrivée des consoles de cinquième génération (Saturn, Playstation, N64) pour que le joueur puisse avoir le choix du genre qu’il pouvait incarner. Qui a pris Chris pour finir Resident Evil ? Pas grand monde.
Evidemment l’émergence de personnages féminins s’est aussi souvent fait au détriment de l’image du beau sexe. Tout le buzz autour de la saga Tomb Raider a été concentré sur la plastique de son héroïne. Finalement, car on le sait, le succès du jeu sur la longueur est à imputer à son gameplay, et non aux formes polygonales de Lara Croft. Qui est le macho, celui qui joue à un jeu avec une héroïne à la plastique parfaite, ou celui qui n’accepte pas qu’une femme forte puisse AUSSI être belle ?
les-femmes-et-la-gachette-herturnL’adhérence des femmes au mouvement vidéoludique ne cesse également d’être attribué aux jeux qui sont de véritables hontes, mais pas forcément de façon incompréhensible. Tristement nous savons qu’une majorité de la population est contrôlée par la publicité, et donc très souvent par la médiocrité. Des hordes de jeux de piètre qualité sont vendus aux messieurs, mais aucun article ne dresse de constat déclarant « les hommes achètent des daubes ». En revanche lorsque l’équivalent est vendu aux femmes, à savoir des « jeux » leur apprenant à faire la cuisine ou à perdre du poids, la conclusion est que celles-ci en raffolent.
Au final les femmes restent persuadées que les hommes n’aiment que les jeux où il faut tuer son prochain ou marquer des buts, alors que ces derniers pensent que celles-ci aiment faire la cuisine, perpétuant des idées reçues et éduquant les deux genres d’une façon très rétrograde.
N’oublions pas non plus que cette population de femmes férues de ces jeux n’étaient à l’arrivée de la DS, plate-forme nomade et regorgeant de titres tous plus avilissants les uns que les autres, que des adolescentes, donc d’un point de vue commercial plus facilement malléables, à grands renforts de boitiers ultra mignons, arborant chiots ou poneys. Cette technique de vente n’est évidemment pas nouvelle, elle remonte aux prémices de la publicité et a été utilisée avec la plupart des produits de grande consommation (produits genrés rose/bleu, catalogues de jouets genrés filles/garçons…), mais elle continue à créer une séparation entre les deux genres, en plus d’éduquer d’une façon rappelant les vieux cartoons Disney des années 50.
les-femmes-et-la-gachette-thewomanLes femmes aiment tuer leur prochain et aiment le gore. Les femmes aiment chasser le dragon (littéralement hein, pas fumer des joints, enfin c’est un autre débat ça) et obtenir de nouveaux pouvoirs magiques. Le problème c’est que lorsqu’elles ont l’opportunité de le découvrir, c’est soit parce qu’elles ont eu la chance d’avoir des parents renseignés sur le sujet, soit parce qu’elles ont eu une attirance naturelle pour ces jeux, ou encore par moyens détournés, notamment en voyant quelqu’un y jouer.
Le seul produit à venir apporter un peu d’équilibre dans tout cela est le RPG façon Skyrim. Genres et races permettent des combinaisons infinies, octroyant à un homme la possibilité d’incarner une femme elfe ou à une femme d’incarner un orc. Cependant tout cela reste scripté, et c’est finalement dans le MMORPG que toutes les frontières finissent par voler en éclats. Un homme peut incarner une femme dominant des femmes qui incarnent des hommes, et inversement, l’anonymat permettant ce que la « réalité » ne permet pas. La société contemporaine n’ayant toujours pas réussi à rendre les genres égaux (binaires, non-binaires et transgenres), il semble que son évolution doive passer par le cyberespace. Qui a dit que les univers numériques étaient un mal ? Ne seraient-ils pas notre avenir, ou au moins, une partie ?

PS: comme toujours les articles sont ouverts aux commentaires pour modifications/précisions, donc n’hésitez pas à commenter 😉

J’ai expérimenté la misogynie. Youpi ?

J’avais envie de faire un « petit » FTAGHN!, en attendant, parce que de plus gros arrivent (et encore, « gros » est un euphémisme…), et puis particulièrement à propos de la misogynie sur les réseaux sociaux.
Lorsque mon profil Facebook affichait « homme », les clashs arrivaient quand même, comme toujours sur ces réseaux, en revanche lorsque j’ai changé mon nom, mon genre, et mis une photo de profil correspondante à ma nouvelle identité, les discours ont très vite changé. Si tu pointes une publication raciste ou miso, tu deviens une mal baisée, et même lorsque la conversation n’a aucune animosité, les interlocuteurs masculins ont souvent tendance à s’adresser à vous de façon EXASPERANTE.
La raison de cette photo que j’ai prise, ainsi que le message, c’est que ces interlocuteurs ne peuvent s’empêcher de terminer leurs phrases par des qualificatifs rabaissants, souvent infantilisants.
— D’où je suis ton « bébé » ? D’où je suis ta « miss » ? D’où je suis ta « belle » ?

Bref, voici ce que je leur réponds…

makemyday

LE BHV MARAIS et sa culture du viol

À peine ouvert, voici déjà le premier « FTAGHN!¹ » de mon blog !

Toutes mes félicitations à LE BHV MARAIS pour cette apologie de la culture du viol, le flacon de droite arborant fièrement un « pour une fois que j’étais d’accord », ce qui, dans des termes plus crus, veut dire que d’habitude on force les femmes à boire le sperme, et qu’en plus, c’est…. drôle !
BHV a déjà répondu sur Twitter en invoquant le fameux second-degré, comme on aurait pu le prévoir.

Inutile de préciser que je vous invite à leur faire part de votre mécontentement.

viol

Source : https://twitter.com/ecuzette/status/678568876620308480

Mise à jour : Laurence Rossignol s’est exprimée, de même que BHV « Bonjour, nous comprenons votre réserve, mais nous avons pris le partie de miser sur le 2nd degré et d’encourager de jeunes entrepreneurs dans l’expansion de leur entreprise, sans sexisme aucun. Bonne journée, LE BHV MARAIS ».

On attend maintenant que BHV nous donne sa définition de « sexisme », qui ne doit visiblement pas être la même que dans mon Larousse…

rossignol

excuse-bhv

¹FTAGHN!: onomatopée lancée par Cthulhu lorsqu’il est mécontent.