Le langage inclusif, oui mais…

Depuis pas mal de temps, par le biais d’un ami sourd, je me suis sensibilisée à ces handicaps. Et que ce soit dit tout de suite, si les films étrangers bénéficient de versions originales sous-titrées, cela est pour ainsi dire inexistant pour les films francophones, aussi bien projetés en salles qu’en dvd ou bluray. On constate donc une véritable exclusion des personnes sourdes ou malentendantes.
Depuis peu, je travaille sur le game-design d’un jeu en VR destiné à simuler la vie d’une personne aveugle. Vous ne voyez que du noir, évidemment, mais selon l’orientation de votre tête, les sons vous permettent de vous situer.
Ce qui me gène, en revanche, c’est le langage inclusif. Il se veut inclusif, mais est pour ainsi dire insupportable en application réelle par les aveugles. Si vous tapez « iels sont équilibré.e.s », l’assistance vocale va prononcer les points. Fastidieux.
Idem pour le braille, d’ailleurs dans le pire des cas je vous conseille le « tiret », comportant moins de points que le « point ».
Pour des personnes valides, cela n’est rien, mais lorsque vous explorez un handicap, vous observez des problématiques auxquelles vous n’auriez pas pensées, à moins d’y avoir été sensibilisé.
Bref, je me positionnerai encore une fois en faveur de l’épicène, qui permet d’avoir des accords non-genrés, comme en anglais. Néanmoins cela demanderait une énorme réforme du français, et l’inclusif faisant le forcing pour s’imposer, il semble qu’une chose ne changera pas, un groupe minoritaire sera exclu, même par l’inclusif…

EDIT: voici un article intéressant qui parle davantage, et mieux, du sujet https://access42.net/langage-non-genre-accessibilite