Actions à faire contre Roosh V, Roi des violeurs.

Mise à jour importante (1) : Roosh V est triste de s’être fait griller et a annoncé l’annulation sur son site. Victoire ? Oui et non, car même si l’évènement est annulé, il continuera à agir en ligne, vous pouvez donc toujours suivre les indications ci-dessous 😉

Mise à jour importante (2) : Roosh et ses comparses ne se sentant pas assez en sécurité (belle ironie), l’organisation des réunions de violeurs a été organisée différemment, plus d’infos ici.

Mise à jour importante (3) : Je viens d’être contactée par Cloudflare, et il est possible, si vous l’avez aussi fait, que vous ayez également reçu les informations sur son hébergeur, que vous pouvez contacter à cet email abuse@hivelocity.net (en anglais). Il n’est donc plus utile de contacter Cloudflare.

L’heure est grave !

Roosh V, créateur du site web Return of The Kings, vient de faire un appel mondial à réunion dans différentes grandes villes du monde (dont Paris, Nantes, Bruxelles et Bâle).
Ses revendications, comprennent, entre-autres, la dépénalisation du viol.

Oui, vous avez bien lu.

Une pétition vient de voir le jour sur change.org, or si ces rassemblements sont interdits, Roosh pourra malgré tout continuer à distiller son venin sur son site web de même que sur ses comptes sociaux.

rokActuellement, son site web est protégé par Cloudflare, qui sans rentrer dans les détails, agit comme un « pont » entre l’internaute et le site, empêchant les pirates de pouvoir s’y attaquer directement.
Cloudflare, même si ce nom ne vous dit rien, est actuellement l’une des plus grosses sociétés proposant ces services, notamment à de grandes enseignes, et leurs conditions générales d’utilisation spécifient expressément que tout site présentant des activités illégales peut voir son service être suspendu définitivement.

Je vous invite donc dès aujourd’hui à rapporter son site à Cloudflare via cet adresse (désolée, c’est en anglais, et il faudra vous exprimer en anglais)
https://www.cloudflare.com/abuse/form (plus la peine, Cloudflare nous a fourni les informations, cf Mise à jour 3)

De même, Roosh utilisant Facebook et Twitter, je vous invite à les rapporter pour incitation à la haine envers un groupe.
https://www.facebook.com/uncleroosh
https://twitter.com/rooshv

Rajout : il y a également une pétition pour que Amazon cesse la vente de ses livres pro-viol.

Il est IMPORTANT que les signalements soient MASSIFS lors d’une première vague, afin de faire saturer les différents supports clients et leur envoyer un message : nous savons qui les protège et nous sommes en nombre.

 

Les femmes et la gâchette

les-femmes-et-la-gachette-ridiculousPhénomène de mode, la presse s’est jetée sur le filon « les femmes et les jeux-vidéo », basant ses analyses sur des pourcentages la plupart représentatifs, malgré eux, d’un niveau de médiocrité assez alarmant. Problème, que les sites aient un contenu rédactionnel destiné aux femmes ou non, ils s’égalaient en machisme et/ou ignorance, faisant de la gente féminine une masse sans distinction aucune, rabaissée au rang de bétail. Ça semble d’ailleurs être le machisme qui était de mise, les photos illustrant ces articles étant issues de catalogues Corbis ou autres, dépeignant de jolies niaises avec des manettes reliées à rien du tout.
Les termes pour séparer les hommes ne sont jamais employés — par les médias — pour les femmes, pourquoi ? Pourtant ça ne manque pas, casual gamer, mid-core gamer, hardcore gamer, retro gamer, il y en a pour tous les goûts, mais lorsqu’il s’agit de décrire les femmes, on nous dit que le jeu-vidéo prend dorénavant une part conséquente de leur vie; merci pour ces informations hautement inutiles. L’idéal serait cependant de savoir quelle est la répartition, de même qu’arrêter d’utiliser un vocabulaire technique lorsque l’on s’adresse aux hommes et d’un vocabulaire profane lorsque la cible est féminine, et quand bien même les annotations existent, cultiver l’ignorance de celles (ou ceux, les hommes aussi lisent les articles destinés aux femmes) qui viennent de s’y mettre n’aide en rien, si ce n’est les exclure.
les-femmes-et-la-gachette-dealwithitIl ne faut cependant pas se leurrer, l’acceptation et la reconnaissance des femmes dans la cours des gamers est un combat social qui sera aussi long que d’autres, même si tout va plus vite dans l’univers des jeux-vidéo. Et puis comment élever la femme à un rang égal alors que dans la vie de tous les jours elle reste reléguée au second plan afin de laisser une séparation, qui aussi infime soit-elle, est là pour rassurer le mâle et le conforter dans sa domination.
Pourtant le mâle a évolué dans sa relation avec la gente féminine, envers et contre tout. Le nerf du jeu-vidéo c’est d’offrir au joueur la possibilité d’incarner de multiples personnalités, et après de nombreuses années de suprématie d’icônes masculines, celui-ci a eu envie de pouvoir incarner une femme. Il n’a pas envie de s’essayer aux tampax, ne soyons pas ridicules, mais assumée ou non, l’homme cherche à révéler sa part de féminité dans une société où elle n’est pas admise (sujet discrètement abordé dans le Strange Days de Kathryn Bigelow). Il y aura fallu attendre l’arrivée des consoles de cinquième génération (Saturn, Playstation, N64) pour que le joueur puisse avoir le choix du genre qu’il pouvait incarner. Qui a pris Chris pour finir Resident Evil ? Pas grand monde.
Evidemment l’émergence de personnages féminins s’est aussi souvent fait au détriment de l’image du beau sexe. Tout le buzz autour de la saga Tomb Raider a été concentré sur la plastique de son héroïne. Finalement, car on le sait, le succès du jeu sur la longueur est à imputer à son gameplay, et non aux formes polygonales de Lara Croft. Qui est le macho, celui qui joue à un jeu avec une héroïne à la plastique parfaite, ou celui qui n’accepte pas qu’une femme forte puisse AUSSI être belle ?
les-femmes-et-la-gachette-herturnL’adhérence des femmes au mouvement vidéoludique ne cesse également d’être attribué aux jeux qui sont de véritables hontes, mais pas forcément de façon incompréhensible. Tristement nous savons qu’une majorité de la population est contrôlée par la publicité, et donc très souvent par la médiocrité. Des hordes de jeux de piètre qualité sont vendus aux messieurs, mais aucun article ne dresse de constat déclarant « les hommes achètent des daubes ». En revanche lorsque l’équivalent est vendu aux femmes, à savoir des « jeux » leur apprenant à faire la cuisine ou à perdre du poids, la conclusion est que celles-ci en raffolent.
Au final les femmes restent persuadées que les hommes n’aiment que les jeux où il faut tuer son prochain ou marquer des buts, alors que ces derniers pensent que celles-ci aiment faire la cuisine, perpétuant des idées reçues et éduquant les deux genres d’une façon très rétrograde.
N’oublions pas non plus que cette population de femmes férues de ces jeux n’étaient à l’arrivée de la DS, plate-forme nomade et regorgeant de titres tous plus avilissants les uns que les autres, que des adolescentes, donc d’un point de vue commercial plus facilement malléables, à grands renforts de boitiers ultra mignons, arborant chiots ou poneys. Cette technique de vente n’est évidemment pas nouvelle, elle remonte aux prémices de la publicité et a été utilisée avec la plupart des produits de grande consommation (produits genrés rose/bleu, catalogues de jouets genrés filles/garçons…), mais elle continue à créer une séparation entre les deux genres, en plus d’éduquer d’une façon rappelant les vieux cartoons Disney des années 50.
les-femmes-et-la-gachette-thewomanLes femmes aiment tuer leur prochain et aiment le gore. Les femmes aiment chasser le dragon (littéralement hein, pas fumer des joints, enfin c’est un autre débat ça) et obtenir de nouveaux pouvoirs magiques. Le problème c’est que lorsqu’elles ont l’opportunité de le découvrir, c’est soit parce qu’elles ont eu la chance d’avoir des parents renseignés sur le sujet, soit parce qu’elles ont eu une attirance naturelle pour ces jeux, ou encore par moyens détournés, notamment en voyant quelqu’un y jouer.
Le seul produit à venir apporter un peu d’équilibre dans tout cela est le RPG façon Skyrim. Genres et races permettent des combinaisons infinies, octroyant à un homme la possibilité d’incarner une femme elfe ou à une femme d’incarner un orc. Cependant tout cela reste scripté, et c’est finalement dans le MMORPG que toutes les frontières finissent par voler en éclats. Un homme peut incarner une femme dominant des femmes qui incarnent des hommes, et inversement, l’anonymat permettant ce que la « réalité » ne permet pas. La société contemporaine n’ayant toujours pas réussi à rendre les genres égaux (binaires, non-binaires et transgenres), il semble que son évolution doive passer par le cyberespace. Qui a dit que les univers numériques étaient un mal ? Ne seraient-ils pas notre avenir, ou au moins, une partie ?

PS: comme toujours les articles sont ouverts aux commentaires pour modifications/précisions, donc n’hésitez pas à commenter 😉

J’ai expérimenté la misogynie. Youpi ?

J’avais envie de faire un « petit » FTAGHN!, en attendant, parce que de plus gros arrivent (et encore, « gros » est un euphémisme…), et puis particulièrement à propos de la misogynie sur les réseaux sociaux.
Lorsque mon profil Facebook affichait « homme », les clashs arrivaient quand même, comme toujours sur ces réseaux, en revanche lorsque j’ai changé mon nom, mon genre, et mis une photo de profil correspondante à ma nouvelle identité, les discours ont très vite changé. Si tu pointes une publication raciste ou miso, tu deviens une mal baisée, et même lorsque la conversation n’a aucune animosité, les interlocuteurs masculins ont souvent tendance à s’adresser à vous de façon EXASPERANTE.
La raison de cette photo que j’ai prise, ainsi que le message, c’est que ces interlocuteurs ne peuvent s’empêcher de terminer leurs phrases par des qualificatifs rabaissants, souvent infantilisants.
— D’où je suis ton « bébé » ? D’où je suis ta « miss » ? D’où je suis ta « belle » ?

Bref, voici ce que je leur réponds…

makemyday

Le coming-out !!!

Proches et moins proches ont déjà lu ce compte-rendu via mon Facebook, mais étant donné que mon blog parle de ma transition, il semblait assez évident de vous faire part ici aussi de mon coming-out. Ce compte-rendu concerne celui à ma mère, mais en complément je dirai que ça s’est également bien passé avec mes proches, famille (pater exclu) ou vieilles branches.
Bref, voici ce que j’avais publié ! 🙂

Voilà voilà, sur les 78.945.661.231 étapes requises pour devenir une femme¹, une de plus vient d’être achevée !

— Et voici sans plus attendre…. Le coming-out à la maman !!!

— Qu’a-répondu la maman après cette annonce ?

*Tic-tac-tic-tac-tic-tac*

« Mais pourtant tu es né avec les attributs masculins, non ? »

— Mais alors qu’a bien pu rétorquer cette « femme » avec une bite ?!

« Euh… Maman… Est-ce qu’une femme se définit uniquement avec son vagin ? »

— Quelle insolence ! Petit con !

« Bah euh non mon fils »

— Hein, non mais oh ! Il lave le cerveau de sa mère avec des concepts satanico-reptiliens anti judéo-chrétiens comme la « théorie de genre », quel attentionwhore CELUI-LÀ !!!

« Bah voilà maman, et quand je t’ai dit petit que je voulais être une fille c’était pas pour rigoler, tout comme le malaise insupportable à être entouré par des mecs, alors que j’aurais préféré jouer avec les filles, tout comme le malaise que j’ai ressenti à la fin de ma puberté, où dans ma glace on y voyait définitivement un homme, que j’ai réalisé que je n’étais pas moi, et que je me suis mise à avoir crise d’angoisse sur crise d’angoisse, me désociabiliser totalement, étant incapable d’assumer au quotidien une apparence qui n’est pas la mienne »

— Bah voilà. Lavage de cerveau. Classique des Nota Bene² ça…

Ta gueule le commentateur, de toute façon j’ai fini, je voulais juste vous faire part avec un peu d’humour de cet évènement. J’ai sué suffisamment d’eau pour immerger tout le Sahara, mais c’est fait.
À la défense de ma mère, elle est comme tout le monde, elle ignore totalement ce qu’est une personne transgenre, et même si certains de ses mots ont été forcément durs à entendre, je sais déjà que mon père me reniera immédiatement, étant un profond raciste homophobe, qui m’a battue pendant mon enfance, notamment parce que je n’avais rien du comportement d’un garçon. Mais bref, je ne vais pas m’étaler sur son sujet, on a dit AVEC DE L’HUMOUR !

Bonne soirée à toutes les personnes qui me liront (désolée si je ne la souhaite pas à ceux qui ne me liront pas, mais s’ils ne me lisent pas comment pourrais-je le faire ? ^o^)

¹aux yeux de la société et leurs exigences socio-juridiques binaires.
²Nota Bene : référence aux Non-Binaires.

Je vous invite également à lire cet article où je me présente ! 😉

Wii ! J’ai acheté une Wii !

wii« Aïe, aïe, aïe, mais qu’as-tu fait ma pauvre ? » me direz-vous. MAIS ! Il faut savoir que malgré le torrent de jeux merdiques pour « filles » (poney, mode, cuisine…) et autres bouses commerciales, la Wii dispose de certaines perles à côté desquelles il serait dommage de passer. Ok, les jeux ont pris un coup de vieux, MAIS ! En réalité je cherchais surtout un lot d’occasion avec des commandes et nunchuks pour pas cher, car neuf, rien qu’une commande et un nunchuk peuvent atteindre 45 euros (j’ai payé 60e console/2 commandes/3 nunchuks/2 volants, état parfaitement neuf). « Et pour quoi faire ?? » Bah pour jouer à ces jeux, justement, mais non en me servant de ma Wii, mais en les lançant via l’émulateur Dolphin. Une fois que l’on a activé l’antialiasing et mis l’anisotropie au max, les jeux Wii profitent d’un lifting les rendant tout de suite beaucoup plus attrayants visuellement, et encore mieux, si l’on a une bécane permettant de les lancer en 1080p (pour ça un Core5 récent et une carte minimum GTX6xx sera requise).
nunchukPour certains jeux, mon pad 360 se montrait efficace avec ceux ne sollicitant pas la gyroscopie et cie (Muramasa !), comme ceux compatibles Gamepad Classic, mais pour le reste c’était très frustrant ! Je pense notamment à des titres comme Spiderman: Shattered Dimensions, MadWorld, Deadly Creatures ou encore Endless Ocean, sans oublier la saga Trauma Center, ni non plus celle de Resident Evil.
Seul inconvénient, la gyroscopie de Nintendo est flemmarde, du coup il vous faut connecter le récepteur infrarouge de la console. Si vous êtes noob ou tire-au-flanc, le plus simple sera de l’installer là où vous voulez, le connecter à la console, puis allumer cette dernière. Inconvénient, ça consomme de l’énergie pour rien, alors le mieux est tout simplement un adaptateur USB qui se bricole facilement. Les plus économes pourront quant à eux recourir à la technique ultime, placer deux bougies de part et d’autre de leur écran, le résultat sera le même !

Note en passant, ma première chronique de jeu-vidéo sur mon vlog sera justement l’un de ceux sortis sur Wii, avec parmi ses personnages principaux une personne agenre, ce qui est bien trop rare pour ne pas être souligné (et en plus il est sublime !). Pour ce qui est du titre, vous le saurez lorsque j’aurai posté cette chronique ! 😛

Premier fansub d’un docu sur les FtM !

Avec plusieurs linguistes de haute renommée (uhuh), nous avons décidé de tous participer à un groupe de traduction de PEU_IMPORTE à français, et plus spécifiquement d’articles militants, et pour ma part je me consacre au sous-titrage de documentaires, de préférence MOGAIs (j’utilise Jubler, si vous vous le demandiez).
Ici je me suis attaquée au docu-série Born in the Wrong Body de la chaine anglaise Channel4, et comme j’ai horreur de l’ordre, je n’ai pas commencé par le premier épisode, mais par « Girls to Men ». En fait non, c’est surtout parce que j’ignore absolument tout des hommes trans, parce que mes désirs sont diamétralement opposés, or j’avais envie de m’instruire, ce qui n’aurait pas vraiment été le cas si j’avais débuté avec un épisode sur les MtF. Cependant ne vous inquiétez pas, je m’occuperai bientôt du reste ! 😉

Ah ! Et pourquoi cette envie de traduire des textes étrangers ? Tout simplement parce que la « scène » étrangère est extrêmement riche, la preuve avec ce docu-série anglais, et les dizaines existants derrière, alors qu’en francophone, il y a autant de ressources que de droits pour les trans 😉 <- wink amer.

Attention, certains passages du documentaire son explicits et montrent différentes opérations très détaillées.

‘She’, parce qu’être gland à ce point ça mérite un FTAGHN!

transphobe-nickTrès cher Nick,

Je m’adresse à toi, très certainement dans un dialecte qui t’es inconnu, mais cela n’est qu’un point de détail puisqu’il s’adressera à tous les francophones transphobes.
Tara Hudson a été condamnée pour un crime qu’elle a commis, et elle n’a jamais discuté sa sentence, seulement les conditions de son incarcération (légitime lorsque deux femmes trans incarcérées dans des prisons pour hommes viennent de se suicider, non ?). Que tu mettes entre guillemets SHE annonce direct ton parti pris transphobe et te décrédibilise instantanément. Je te pose aussi cette question : que faudrait-elle qu’elle fasse pour que tu supprimes ces guillemets ? À moins d’être le dernier des hommes, personne, je dis bien PERSONNE, ne refuserait une partie avec elle s’il l’avait dans son lit, même s’il utilisait des guillemets pour la designer.
Haine ou jalousie ? Les deux je pense, car tu es à la fois haineux de voir un homme devenir une femme au corps qui répond à tous les codes actuels de beauté féminine, mais aussi, car dans le fond, t’aimerais bien te la taper, et ça aussi ça te fait rager…

Tu pourrais te demander pourquoi je te consacre un article alors que tu n’as que 200 followers et que tes tweets ne sont presque jamais retweetés, or la raison est simple. Tu as en photo de profil un mouton de Wallace et Gromit, et qui plus est ton pseudonyme est Nick, référence évidente à Nick Park, insulte ignoble à ce créatif, sa création, ainsi qu’un pilier de mon adolescence.

Pas de bisou, j’ai du gloss.

Gillian Grant.

Tweet original : https://twitter.com/Chelski_Nick/status/675976354471534592

LE BHV MARAIS et sa culture du viol

À peine ouvert, voici déjà le premier « FTAGHN!¹ » de mon blog !

Toutes mes félicitations à LE BHV MARAIS pour cette apologie de la culture du viol, le flacon de droite arborant fièrement un « pour une fois que j’étais d’accord », ce qui, dans des termes plus crus, veut dire que d’habitude on force les femmes à boire le sperme, et qu’en plus, c’est…. drôle !
BHV a déjà répondu sur Twitter en invoquant le fameux second-degré, comme on aurait pu le prévoir.

Inutile de préciser que je vous invite à leur faire part de votre mécontentement.

viol

Source : https://twitter.com/ecuzette/status/678568876620308480

Mise à jour : Laurence Rossignol s’est exprimée, de même que BHV « Bonjour, nous comprenons votre réserve, mais nous avons pris le partie de miser sur le 2nd degré et d’encourager de jeunes entrepreneurs dans l’expansion de leur entreprise, sans sexisme aucun. Bonne journée, LE BHV MARAIS ».

On attend maintenant que BHV nous donne sa définition de « sexisme », qui ne doit visiblement pas être la même que dans mon Larousse…

rossignol

excuse-bhv

¹FTAGHN!: onomatopée lancée par Cthulhu lorsqu’il est mécontent.

Format Familial – Épisode 25 : Enfants Transgenres

Télé-Québec a eu la bonne idée de consacrer un épisode de son émission « Format Familial » aux enfants transgenres.
Le replay n’étant malheureusement disponible que sur le territoire canadien, je l’ai enregistrée et mise en ligne afin que tout le monde puisse en profiter 😉

Open-world de mon monde !

resurrectionBienvenue à toi l’internaute !

Ce message est un message d’ouverture, similaire à ce que l’on pourrait définir comme « préface », expliquant aussi bien qui je suis que l’endroit où tu viens d’arriver.
Mon nom tu le connais déjà, il est dans ta barre d’adresse, passons.
J’ai été assignée garçon à la naissance, mais n’étant pas de la famille des éléphants, mes premiers pas sont lointains, cependant je me rappellerai toujours de ma première manifestation de ce que l’on appelle une dysphorie du genre.
Je ne me sentais pas en phase avec ce pour lequel on me prenait, et j’ai dit à ma mère « maman, j’aurais aimé être une fille ». Au milieu des années 80, inutile de vous dire que cette phrase sonnait absurde, ce qui n’a d’ailleurs guère changé, bien que certaines émissions commencent à se pencher sur le sujet.
Elle me demanda « pourquoi ? ». Une question qui pour moi rejoignait l’absurdité précédemment citée. Ma réponse le fut elle-aussi tout autant « parce que j’aurais voulu pouvoir faire des bébés ».
Que ce soit dit, et BIEN dit, le genre, féminin ou masculin, ne se situe pas entre vos cuisses, ni dans votre cortex, le cerveau étant neutre (cf. plasticité neuronale), mais c’est quelque chose que vous ressentez en vous, et extrêmement difficile à décrire. Imaginez simplement que votre esprit soit transférer dans un corps de sexe opposé. Plus rien ne serait, en mesure des législations actuelles, capable de prouver votre genre, si ce n’est votre certitude de celui auquel appartenir, or la bonne foi est le dernier des critères pris en compte lorsque la justice délibère : bienvenue en prison, votre corps.

transContinuons notre histoire.
Par la suite j’ai connu, tristement, ce auquel la plupart des enfants transgenres mal entourés sont confrontés, un rejet du père, homophobe, qui à chaque coup qu’il lui assène, le traite de « fille », tout en lui demandant, évidemment, d’arrêter de pleurer « comme une fille ». Ma mère n’ayant de surcroit aucune influence au sein du foyer, et moi refusant la moindre autorité, ma seule option a été de me dresser éternellement contre mon père, car bien que je fusse sans cesse perdante, il était hors de question qu’il s’en sorte sans un souvenir de nos altercations. Une gouttière sciée en deux, une lunette arrière de Renault 19 explosée, cela pourrait me faire passer pour une sado-maso, or lorsque votre père vous bat sans raison, autant « rentabiliser » cela au maximum, d’autant plus qu’au collège, privé et d’excellente réputation, les choses n’étaient guère mieux et aucune autorité paternelle ne s’est manifestée afin d’endiguer cela.
Lorsque toutes les filles de cinquième ont signé un carnet attestant que j’étais le plus laid du collège, alors que je me gavais de jeux-vidéo et films d’horreur, je suis devenue la preuve vivante que ces univers ne rendent pas violent.
Faut dire que je cumulais les tares, en plus d’être faussement assignée garçon et d’une timidité maladive, j’avais un an d’avance sur les autres, et ma croissance laborieuse faisait que j’étais plus petit que les filles, et aussi plus faible, en plus d’être fascinée par un univers dont un nombre incroyable de membres sont passés par le suicide dans les années 80/90 : l’univers geek. Biologie, électronique, informatique, jeux-vidéo, science-fiction/horreur/fantastique, heroic-fantasy, comics, mangas, en résumé j’arborais une gigantesque pancarte « KICK ME! ». En outre, j’ai recouru à la même technique qu’avec mon père, me venger, encore et toujours, peu importe le retour, quitte à me faire rosser ou finir en colle.

kick-me

Puis, un dernier poids est venu davantage troubler ma vie, l’arrivée de mon frère. Vous me direz, cela aurait pu m’alléger d’un peu de la pression paternelle, hélas non, puisque celui-ci pavoisait de voir que les courbes de croissance du carnet de santé de mon frère lui étaient bien plus favorables, tout comme ses résultats scolaires ou sa beauté, PARENTING LEVEL : SHIT.
Par la suite les choses se sont améliorées, mes parents ont divorcé, et après un an avec mon père j’ai réussi à m’en extirper pour rejoindre ma mère et mon frère, à Dijon, puis à l’ouest de la région parisienne, et bien que les fins de mois furent difficiles, ce furent mes meilleures années.
error twiceÀ vingt ans, certainement trop jeune, je me suis installée avec une jeune femme, mais cela n’a pas dépassé deux années, puis par la suite je suis revenue certainement là où je n’aurais jamais dû revenir (ou peut-être que si ?), là où j’ai grandi, en Picardie. J’ai renoué avec mon père, mais je me suis surtout engluée dans ce microcosme où je tentais de me protéger de mes angoisses, ma timidité évoquée plus haut s’étant transformée au fil des années en agoraphobie et phobie sociale. Printemps 2012, sans traitement ni suivi depuis des années, je n’étais plus capable de sortir seule de chez moi, et ma compagne décida de mettre fin à notre relation, après six années de vie commune. Je pourrais lui en vouloir, mais comment en vouloir à une personne de quitter un fantôme ? Un fantôme qui avait malgré tout dans son coeur sa fiancée et sa fille, car bien que le proverbe dise que l’on ne peut aimer que si l’on s’aime soi-même, j’y arrivais quand même.
Quoiqu’il en soit, je me retrouvais à nouveau seule, et bien que mes phobies furent toujours présentes, j’ai remonté progressivement la pente, sortant de nouveau, jusqu’à rencontrer la personne qui m’a fait quitter cette ville hors de laquelle je ne m’étais aventurée depuis des années. Hélas cette relation a vite foiré (mais sommes restées amies), l’employeur pour lequel je travaillais ne m’a jamais payée, je n’avais plus de domicile, et sans ma compagne actuelle je ne serais probablement pas là à vous saouler avec mon ersatz de roman.

AHSOn en arrive à maintenant.
Maintenant, j’ai un domicile, je travaille à mon compte, dans le domaine qui me plait, vulgairement baptisé « informatique », mais plus spécifiquement, dans mon cas, le développement de sites web, l’infographie et la vidéo (réalisation de clips, jingles…). Je passe également beaucoup de temps à écrire, puisque je suis aussi critique ciné (avantage de la solitude, développer ses compétences), et aussi auteure à mes heures (je travaille d’ailleurs sur un docu féministe, je vous en reparlerai ultérieurement).
J’ai entamé ma conversion au judaïsme après une longue passion théologique qui a démarré durant mon adolescence, notamment par le biais du bouddhisme, qui reste toujours pour moi source d’inspiration, mais également le celtisme irlandais, de par ma famille maternelle irlandaise, ainsi que la plupart des autres, mais il y en a trop pour les énumérer.
Forcément, rien n’est parfait, et mes problèmes de croissance évoqués plus haut, et non traités, ont conduit aux complications de mon Osgood-Schlatter, qui me donne la sensation de me prendre des coups de marteaux sous les rotules à chaque pas, ce qui est particulièrement douloureux, même lorsque l’on y est habitué depuis plus de vingt ans ! (et parfois sans bouger)
Le positif, il y en a toujours, et je l’avais gardé pour la fin, c’est mon coming-out, que j’ai décidé de faire il y a quelques semaines. J’ai réalisé, après la fusillade au Bataclan à quelques kilomètres de chez moi, ainsi que les divers attentats ayant eu lieu dans le monde au même moment, en plus de mes 35 ans arrivant, que si chacun des morts pouvait me parler, il me dirait de vivre ma vie comme je l’entends, et non de la façon dont on me force, car cela serait me priver de l’un de mes droits élémentaires, même si des gens penseront inévitablement le contraire.

Mon but est donc, avec ce blog (et vlog!), de parler de ma transition, du droit des trans, de féminisme, des univers qui me plaisent, en somme vous offrir un Call Me Caitlyn bien plus proche de la vie d’une personne trans standard.

Merci à toi de m’avoir lue, et n’hésite pas à poser des questions, mon but étant aussi d’y répondre afin que les échanges avec le lectorat ne soient pas à sens unique 🙂

NB: des passages de ma présentation ont été écourtés car vu que je vais revenir dans le futur sur certains points je n’ai pas envie de les développer maintenant (ou alors parce que c’était trop trash, exemples : actes de torture que j’ai subis, automutilations, TS…). C’est une présentation, pas une biographie.😉

Artemis