Horreur en milieu hospitalier

Si vous avez suivi ma page FB, vous devez être au courant des soucis de santé que j’ai eus, et qui ont failli m’être fatals. Heureusement je suis toujours là ! Toujours en convalescence, mais toujours déterminée !

La suite est mon expérience dans le milieu hospitalier, violente à cause d’une personne qui n’a rien à faire dans ces couloirs, et s’épanouirait davantage comme gardienne de prison, dans un environnement adéquat, comme Guantanamo.

Une femme se présente dans ma chambre le lendemain de l’opération, en m’annonçant qu’elle vient pour ma toilette. J’ai du mal à me relever, elle lève les yeux au ciel, elle souffle. Elle me lave la poitrine et là ça va à peu près, puis ensuite elle se met à me frictionner hyper violemment pour me sécher, sur ma cicatrice et tapant même dans le tube de la poche reliée à l’intérieur de mon ventre. J’ai hurlé comme pas possible ! Elle est partie puis j’avais envie de pleurer, je me sentais violentée, comme une tortue coincée sur le dos à laquelle on pouvait faire ce que l’on voulait, sans le moindre moyen de défense, et en tant qu’autiste asperger, c’était d’autant plus insupportable.
Ma réaction ne s’est pas faite attendre dès le lendemain. J’ai rampé jusqu’à la salle de bain, je me suis lavée sur une chaise, et quand elle est venue pour la toilette elle va vers la salle de bain, ouvre la porte et me dit « vous venez ? » moi « pourquoi ? » elle « bah pour la toilette » moi « c’est fait depuis longtemps ça ! ». Elle s’est sentie inutile, j’ai ressenti du plaisir.
Peut-être suis-je trop sensible ? Peut-être est-ce un traitement normal ? Je ne peux pas dire, je n’ai pas d’expérience pour comparer.
En revanche, retrouvant ma capacité à me déplacer, j’ai pu observer, et là je me suis demandée de plus en plus où était la normalité. Un vieil homme amputé d’un pied a voulu se doucher lui-même, par fierté certainement — et je le comprends — mais est malheureusement tombé et a trempé toute la salle de bain, lui valant une forte remontrance de la part de la même femme.

Mon xénogenre étant le félin (d’où ma relation fusionnelle avec Monsieur Gou), mes yeux et mes oreilles trainent partout, et j’ai pu entendre cette même femme accabler un autre vieil homme, lui rappelant que s’il est là, c’est à force d’avoir abusé du vin rouge. Ça aussi c’est la normalité ? Enfoncer une personne dont on ne connait pas la vie ? Tout le monde abuse de choses qui peuvent être potentiellement dangereuses pour la santé. Il suffit de s’enfiler un paquet de bonbons pour exposer une carie à une éventuelle infection méritant amoxicilline. Même respirer c’est gonfler ses poumons de gazoline ! Et qui irait dire ce genre de choses à une personne dont la vie tient à un fil ? Une personne inhumaine.
Puis, comme si cela ne suffisait pas, lors de mes derniers jours j’avais suffisamment de stabilité pour me promener dehors, évidemment pour fumer une clope #PASBIEN, où j’ai croisé une fille sur les bancs, qui attendait sa mère qui était hospitalisée, et elle a engagé la conversation en voyant mes bas de contention. Elle m’a dit qu’elle avait été aussi hospitalisée il y a quelques mois pour un truc similaire au mien. Puis elle me parle d’une nana horrible qui lui a retiré sa robe de chambre de force pour la laver alors qu’elle ne pouvait rien faire. Elle me l’a décrite, on a bien croisé la même personne.
J’avais une telle méprise envers cet horrible personnage qui faisait tant de mal à tous ces gens, je craignais qu’elle revienne dans ma chambre, et en même temps j’imaginais ce que je pourrais bien faire pour lui montrer mon mépris, pour ressentir à nouveau du plaisir.
Finalement, elle n’est revenue qu’une autre fois, pour changer mes draps, occasion de la faire tourner en bourrique, elle « je viens changer les draps » moi « … » elle « ils ont été changé hier? » moi « je sais pas » elle « avant-hier? » moi « aucune idée ».
c’est à deux trois mots près le nombre de mots que je lui ai adressé, pas de bonjour ni d’au-revoir, la salive ça s’économise.

Je tenais à fournir ce témoignage, que je ferai remonter à l’hôpital où j’étais, car comme les quelques vieux que j’ai croisés me l’ont dit, ils n’osent pas se plaindre. Et si je ne le fais pas, qui le fera ?

PS1: je tiens à préciser que le reste du personnel était vraiment génial, surtout les deux Laura, Laura la docteur en chef et Laura l’infirmière. Pareil pour mon chirurgien qui a fait un super boulot !

PS2: bémol, on ne peut pas avoir « dite Salomé » sur son bracelet, faut que ça colle à la carte d’identité. Et même si j’ai un peu parlé de ma transidentité, ça restait « monsieur », ce qui est « un peu » agaçant.

Mise à jour…

Snopes et ses debunks particuliers…

« Misandry Mondays », lorsqu’un article porte ce titre, on sait instantanément où l’on a mis les pieds : misandrie ? Dans une société patriarcale ? C’est un peu comme pleurer lorsqu’un taureau embroche un torero, ça n’est que justice lorsque l’on harcèle un être vivant, d’autant que le ratio de décès taureaux/toreros est loin d’être comparable.
Bref, je vous avais parlé il y a peu de Roosh V, persona non grata depuis qu’il a publié des ouvrages afin de rentrer par tous les moyens dans la culotte des filles, mais surtout, il a statué dans l’un de ses articles « make rape legal if done on private property » (rendez le viol légal si fait dans le domaine privé).

Snopes, site spécialisé dans le « debunk » de hoax, nous explique que c’en est un.
Approfondissons cela…

Roosh V ne s’attendait pas à ce qu’un mouvement féministe mondial ne contrecarre ses projets de réunions de masculinistes dans la plupart des grandes villes mondiales (dont Paris et Nantes), ni à ce que des boxeuses annoncent leur présence à différents points de rendez-vous.
Étant donné qu’il n’y a rien de pire pour un masculiniste que de se faire rosser et devoir courber l’échine devant une femme, ces rassemblements ont été annulés, et Roosh a écrit, le 3 février 2016, dans la précipitation et l’angoisse, et seulement sur Twitter, « the « How To Stop Rape » article was satire ».
Visiblement, Snopes considère qu’une déclaration sur un média, et non sur les articles de son site, est une excuse suffisante pour conclure au hoax (et le fait qu’une femme ait rédigé l’article de Snopes donne d’autant plus envie de se taper la tête contre les murs, pire si l’on considère que l’article a été partagé presque 16.000 fois !).
Ça ne l’est pas, il suffit de comparer le nombre de visiteurs le soutenant sur son site à celui de ceux qui le suivent sur Twitter, si tenté en plus qu’ils aient vu passé le Tweet.

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Un peu de LGBTphobie…

Legorafi, comme Nordpresse, sont des sites satiriques, et l’écrivent un peu partout sur leurs sites afin de ne pas induire le lecteur en erreur.

A fortiori, les autres articles de son site, qu’il n’a pas décrit, eux, comme satiriques, sont TRÈS loin d’aller dans son sens (certains ont même vu leur contenu disparaitre d’un coup, comme « 59 Powerful Quotes That Reveal The True Nature Of Women », compilant des citations autour de la vénalité et la vanité féminine, entre autres), ainsi que tout un tas d’autres tournant autour de la supériorité des hommes sur les femmes (dont intellectuelle).

rooshdoor-meme
Cela dit, il n’a pas de quoi pavoiser…

Je vous invite donc à (re)lire mon article à son sujet, afin de continuer la pression auprès de son hébergeur, ainsi que faire interdire son bouquin à la vente (via la pétition sur change.org).

‘She’, parce qu’être gland à ce point ça mérite un FTAGHN!

transphobe-nickTrès cher Nick,

Je m’adresse à toi, très certainement dans un dialecte qui t’es inconnu, mais cela n’est qu’un point de détail puisqu’il s’adressera à tous les francophones transphobes.
Tara Hudson a été condamnée pour un crime qu’elle a commis, et elle n’a jamais discuté sa sentence, seulement les conditions de son incarcération (légitime lorsque deux femmes trans incarcérées dans des prisons pour hommes viennent de se suicider, non ?). Que tu mettes entre guillemets SHE annonce direct ton parti pris transphobe et te décrédibilise instantanément. Je te pose aussi cette question : que faudrait-elle qu’elle fasse pour que tu supprimes ces guillemets ? À moins d’être le dernier des hommes, personne, je dis bien PERSONNE, ne refuserait une partie avec elle s’il l’avait dans son lit, même s’il utilisait des guillemets pour la designer.
Haine ou jalousie ? Les deux je pense, car tu es à la fois haineux de voir un homme devenir une femme au corps qui répond à tous les codes actuels de beauté féminine, mais aussi, car dans le fond, t’aimerais bien te la taper, et ça aussi ça te fait rager…

Tu pourrais te demander pourquoi je te consacre un article alors que tu n’as que 200 followers et que tes tweets ne sont presque jamais retweetés, or la raison est simple. Tu as en photo de profil un mouton de Wallace et Gromit, et qui plus est ton pseudonyme est Nick, référence évidente à Nick Park, insulte ignoble à ce créatif, sa création, ainsi qu’un pilier de mon adolescence.

Pas de bisou, j’ai du gloss.

Gillian Grant.

Tweet original : https://twitter.com/Chelski_Nick/status/675976354471534592